Parce que moé, j’veux pas que ma prochaine destination soit Hawaii, Bali ou Paris. J’veux qu’ce soit su’l divan, ben collé avec toé parce qu’y fait frette.

Parce que moé, j’veux pas m’chicaner avec l’épais qui fait trop de bruit à 1 h du matin dans l’dortoir. J’veux m’ostiner avec toi, parce que t’es en criss que j’aille pas baissé la cuvette d’la toilette.

Parce que moé, j’veux pas attendre 4 heures pour mon avion en destination du Népal. J’veux attendre dans salle d’attente, avec toé, pour que l’docteur nous dise si ça va être un gars ou une fille.

Parce que moé, j’veux pas prendre des photos des chutes du Niagara. J’veux prendre une photo d’toé l’matin, dormant à côté d’moé, démąquillée pis incapable d’te lever d’ta brosse d’la veille.

Parce que moé, j’veux pas marcher pour me rendre en haut de l’Everest. J’veux qu’on s’promène su’l bord d’la Rivière aux sables, ensemble, avec les roues d’la poussette qui pognent dans les craques d’asphalte d’la véloroute.

Parce que moé, j’veux pas entendre les histoires flyées des backpackers. J’veux entendre les potins qu’t’as à me raconter d’ta job quand tu r’viens l’soir à maison.

Parce que moé, j’veux pas fourrer la p’tite russe tight que j’ai rencontrée quelque part en Thaïlande la veille. J’veux passer mes nuits à t’aimer, même si un jour l’bébé va nous déranger.

Parce que moé, c’que j’veux, c’t’une vie plate avec toé.